Le photon statique par M. Ali Boutabene Abderrahmane

Un nouvel article de notre physicien de “l’autre côté de la mer”…

“La notion du photon statique est une notion propre à la mécanique universelle, pour l’ensemble des physiciens et le monde scientifique le photon se déplace à une vitesse C, car la physique actuelle ne fourni pas des bases pour cette conception de photon statique.

La physique actuelle cherche à comprendre où à savoir l’univers avant le Big-bang, ce dernier résumé dans la théorie du Big-bang s’oppose à la conception du photon statique. La mécanique universelle n’admet pas qu’il y’a eu lieu un Big-bang mais un ordre qui permet l’expansion de l’univers.

Après la chute du champs basal ou le niveau énergétique basal où régner la matière basale à quelque 1/ 10²* ²° secondes après T= 0 seconde, toute la matière basale évoluait vers une matière réactionnelle. Durant cette phase (après la chute du champ basal et la réapparition du champ basal) l’univers était sombre et froid, les premières particules simples tel que l’électron, le proton, le positron, le neutron et d’autres sont synthétisées dans le noir et le froid. Durant cette phase d’évolution, le photon se présente sous deux formes ou deux états physiques.

- Une forme statique libre

- Une forme statique dépendante

Lorsque nous parlons du photon statique libre il faut expliquer que cette forme intéresse le plan linéaire car sur le plan ponctuel le photon n’est pas statique et lorsque nous parlons du photon statique dépendant signifie que le photon est lier à un champ basal statique sans prendre compte du plan angulaire. Pour mieux me comprendre en deux mots simples : durant cette phase d’évolution le photon existe mais la lumière est absente.

La réapparition du champ basal permet la disparition progressive du photon statique libre dans une partie de l’univers où régner un champ infra basal et la disparition totale de touts les photons statique libres dans l’autre partie de l’univers où régner un champ basal car ce dernier est un moteur d’accélération pour touts les photons statiques libres- et la lumière fut !?-

Aujourd’hui, le photon se présente sous deux états physiques, l’état que nous connaissons tous, l’autre état c’est la forme statique dépendante ou lier à un champ basal statique qui représente plus de 99,99 de l’ensemble total des photons. Selon la mécanique universelle la quantité de la lumière augmente de plus en plus et la quantité des photons statiques dépendants diminue de plus en plus.

Selon la physique actuelle l’univers se refroidit avec l’expansion, c’est certain, selon la mécanique universelle, après l’expansion limite, le réchauffement de l’univers augmente pour atteindre un seuil stable, car la discontinuité du système physique limitante est toujours dynamique- vibrante- .”


Par : Ali Boutabene Abderrahmane


29 Réponses to “Le photon statique par M. Ali Boutabene Abderrahmane”

  1. Une analyse formidable de photon par notre physicien A ma connaissance le mot photo est tiré du mot photon ce sujet d’analyse de notre cher physicien.

  2. salut chef le toubib dialna

  3. La relativité doublement restreinte (appelée aussi parfois relativité restreinte déformée) ou DSR (de l’anglais doubly-special relativity ou deformed special relativity) est une théorie physique, s’apparentant par certains aspects à la relativité restreinte. Elle fut proposée à l’origine par Giovanni Amelino-Camelia, mais a été au moins implicite dans un article de Paul Merriam.

    Elle est fondée sur postulat que — en plus de la vitesse de la lumière — une échelle caractéristique fondée sur l’échelle de Planck doit rester invariante selon les transformations relativistes.

    Cette théorie, depuis sa publication en 2002, reste encore très spéculative. Bien que construite selon des principes bien établis en physique théorique (comme le principe de covariance générale), soutenue entre autres par Alain Connes, elle n’est pas considérée comme prometteuse par une majorité des physiciens des hautes énergies.c’est ce que j’essaie de démonter-

  4. Le photon statique tel qu’énoncé par hichman dans son recueil ” La théorie du prisme” semble avoir beaucoup inspiré M.Ali Boutabene qui devrait aussi porter un intérêt particulier au développement qu’en a fait l’illustrissime chercheur Sénégalais E.Dubolay.

  5. Je ne dirais jamais ça: tu as pris mon nom comme tu l’avait fait pour mon ami Chebal Zoheir,, pourquoi fais-tu ça? pour me faire sentir quoi? ton existence où ta méchanceté?

    La relativité doublement restreinte (appelée aussi parfois relativité restreinte déformée) ou DSR (de l’anglais doubly-special relativity ou deformed special relativity) est une théorie physique, s’apparentant par certains aspects à la relativité restreinte. Elle fut proposée à l’origine par Giovanni Amelino-Camelia, mais a été au moins implicite dans un article de Paul Merriam.

    Elle est fondée sur postulat que — en plus de la vitesse de la lumière — une échelle caractéristique fondée sur l’échelle de Planck doit rester invariante selon les transformations relativistes.

    Cette théorie, depuis sa publication en 2002, reste encore très spéculative. Bien que construite selon des principes bien établis en physique théorique (comme le principe de covariance générale), soutenue entre autres par Alain Connes, elle n’est pas considérée comme prometteuse par une majorité des physiciens des hautes énergies.c’est ce que j’essaie de démonter-

    ALI.BOUTABENE ABDERRAHMANE a dit ceci sur 13 novembre 2010 à 10:07

  6. La statisticité du photon doit inexorablement donner naissance à un équilibre relationnel qui aura pour conséquence la naissance du temps “avant zéro” c’est à dire le temps négatif.
    Le temps négatif engendrera inéluctablement l’existence d’une évolution inverse et “rajeunira” les moins jeunes.
    En d’autres termes la machine à remonter le temps pourra être mise en place et permettra par exemple à quelqu’un d’arriver à un endroit avent d’avoir pris le départ.
    Une vieille femme de 80 ans pourra faire un “retour d’âge” et avoir 18 ans.Un père put devenir moins agé que son fils etc…
    Merci Dr ali boutabene de nous donner tellement d’espoir avec le photon statique! mille fois, un million de fois merci.

  7. Pour Brigitte Lepoirier.
    Mme ou mademoiselle Brigitte:
    Je pense que vous avez mal interprété la notion du photon statique.
    Permettez-moi de vous exposer ma théorie pour vous éclairer:
    Les résultats scientifiques de ma théorie du Big Bang se basent et se base sur l’aspect théorique des états physiques de la matière noire.
    Toujours selon mes recherches approfondies, les observations du passé refletent en réalité le présent car le passé n’existe que parce qu’on pense que la lumière se déplace avec le temps sans aucune intterruption.
    Pour résumer nous pouvons donc dire que la science ne peut pas expliquer le phénomène avec exactitude.
    Vous pouvez trouver plus de précisions dans mon recueil ” LA THEORIE DU PRISME” aux éditions Eyrolles.
    Merci et bonne lecture.
    Professeur: R.Hichman

  8. Quand viendra demain ?

    Je pense que si les recherches ont éclaté à cause de la chaussette , et non pas à cause d’une chaussure pleine de chique , passée, vieux, charique et lissant, et si les mathts n’ont rien comme théorie que les hypothèses des facteurs , alors j’achèterai dès la solution de l’équation deux mètres carrés de terre, pour creuser un puits . Ensuite, j’écrirai en noir sur le puit : “Ici repose le numéro 351, né et mort sous la haie sans avoir resolu le problème de la lumière. Il a vécu 50 ans et s’appelle ali.”

  9. En continuité à l’aspect du “systers” défini initialement par les physiciens comme un aléas de la covalence atypique, il a été démontré que le similitude existentialiste entre les différentes théories de la mecanique quantique et universelle peut conduire à une conception de génèse entre les frictions atmosphériques des principes bien établis en physique théorique (comme le principe de covariance générale), soutenue entre autres par Alain Connes, elle est très prometteuse selon 137 physiciens dont la liste est mise à disposition.

  10. La relativité sempiternelle est une nouvelle théorie que je viensde mettre au poit.Elle est formelle et permet de tirer toutes les conséquences physiques de la relativité galiléenne et du principe que la vitesse de la lumière dans le vide a la même valeur dans tous les référentiels inertiels, ce qui était implicitement énoncé dans les équations de Maxwell (mais interprété bien différemment jusque-là avec « l’espace absolu » de Newton et l’éther).

    La relativité galiléenne stipule, en langage moderne, que toute expérience faite dans un référentiel inertiel se déroulerait de manière parfaitement identique dans tout autre référentiel inertiel. Devenue « principe de relativité », son énoncé sera ensuite modifié par Einstein pour être étendu aux référentiels non-inertiels : de « restreinte » la relativité deviendra « générale ».

    À la suite de Henri Poincaré, elle a forcé les philosophes à se poser différemment la question du temps et de l’espace.

  11. La notion du photon statique est une notion propre à la mécanique universelle, pour l’ensemble des physiciens et le monde scientifique le photon se déplace à une vitesse C, car la physique actuelle ne fourni pas des bases pour cette conception de photon statique.

    La physique actuelle cherche à comprendre où à savoir l’univers avant le Big-bang, ce dernier résumé dans la théorie du Big-bang s’oppose à la conception du photon statique. La mécanique universelle n’admet pas qu’il y’a eu lieu un Big-bang mais un ordre qui permet l’expansion de l’univers.

    Après la chute du champs basal ou le niveau énergétique basal où régner la matière basale à quelque 1/ 10²* ²° secondes après T= 0 seconde, toute la matière basale évoluait vers une matière réactionnelle. Durant cette phase (après la chute du champ basal et la réapparition du champ basal) l’univers était sombre et froid, les premières particules simples tel que l’électron, le proton, le positron, le neutron et d’autres sont synthétisées dans le noir et le froid. Durant cette phase d’évolution, le photon se présente sous deux formes ou deux états physiques.

    - Une forme statique libre

    - Une forme statique dépendante

    Lorsque nous parlons du photon statique libre il faut expliquer que cette forme intéresse le plan linéaire car sur le plan ponctuel le photon n’est pas statique et lorsque nous parlons du photon statique dépendant signifie que le photon est lier à un champ basal statique sans prendre compte du plan angulaire. Pour mieux me comprendre en deux mots simples : durant cette phase d’évolution le photon existe mais la lumière est absente.

    La réapparition du champ basal permet la disparition progressive du photon statique libre dans une partie de l’univers où régner un champ infra basal et la disparition totale de touts les photons statique libres dans l’autre partie de l’univers où régner un champ basal car ce dernier est un moteur d’accélération pour touts les photons statiques libres- et la lumière fut !?-

    Aujourd’hui, le photon se présente sous deux états physiques, l’état que nous connaissons tous, l’autre état c’est la forme statique dépendante ou lier à un champ basal statique qui représente plus de 99,99 de l’ensemble total des photons. Selon la mécanique universelle la quantité de la lumière augmente de plus en plus et la quantité des photons statiques dépendants diminue de plus en plus.

    Selon la physique actuelle l’univers se refroidit avec l’expansion, c’est certain, selon la mécanique universelle, après l’expansion limite, le réchauffement de l’univers augmente pour atteindre un seuil stable, car la discontinuité du système physique limitante est toujours dynamique- vibrante- . »

    Par : Ali Boutabene Abderrahmane

  12. La notion du photon statique est une notion propre à la mécanique universelle, pour l’ensemble des physiciens et le monde scientifique le photon se déplace à une vitesse C, car la physique actuelle ne fourni pas des bases pour cette conception de photon statique.

    La physique actuelle cherche à comprendre où à savoir l’univers avant le Big-bang, ce dernier résumé dans la théorie du Big-bang s’oppose à la conception du photon statique. La mécanique universelle n’admet pas qu’il y’a eu lieu un Big-bang mais un ordre qui permet l’expansion de l’univers.

    Après la chute du champs basal ou le niveau énergétique basal où régner la matière basale à quelque 1/ 10²* ²° secondes après T= 0 seconde, toute la matière basale évoluait vers une matière réactionnelle. Durant cette phase (après la chute du champ basal et la réapparition du champ basal) l’univers était sombre et froid, les premières particules simples tel que l’électron, le proton, le positron, le neutron et d’autres sont synthétisées dans le noir et le froid. Durant cette phase d’évolution, le photon se présente sous deux formes ou deux états physiques.

    - Une forme statique libre

    - Une forme statique dépendante

    Lorsque nous parlons du photon statique libre il faut expliquer que cette forme intéresse le plan linéaire car sur le plan ponctuel le photon n’est pas statique et lorsque nous parlons du photon statique dépendant signifie que le photon est lier à un champ basal statique sans prendre compte du plan angulaire. Pour mieux me comprendre en deux mots simples : durant cette phase d’évolution le photon existe mais la lumière est absente.

    La réapparition du champ basal permet la disparition progressive du photon statique libre dans une partie de l’univers où régner un champ infra basal et la disparition totale de touts les photons statique libres dans l’autre partie de l’univers où régner un champ basal car ce dernier est un moteur d’accélération pour touts les photons statiques libres- et la lumière fut !?-

    Aujourd’hui, le photon se présente sous deux états physiques, l’état que nous connaissons tous, l’autre état c’est la forme statique dépendante ou lier à un champ basal statique qui représente plus de 99,99 de l’ensemble total des photons. Selon la mécanique universelle la quantité de la lumière augmente de plus en plus et la quantité des photons statiques dépendants diminue de plus en plus.

    Selon la physique actuelle l’univers se refroidit avec l’expansion, c’est certain, selon la mécanique universelle, après l’expansion limite, le réchauffement de l’univers augmente pour atteindre un seuil stable, car la discontinuité du système physique limitante est toujours dynamique- vibrante- . »

    Par : Ali Boutabene Abderrahmane

  13. La notion du photon statique est une notion propre à la mécanique universelle, pour l’ensemble des physiciens et le monde scientifique le photon se déplace à une vitesse C, car la physique actuelle ne fourni pas des bases pour cette conception de photon statique.

    La physique actuelle cherche à comprendre où à savoir l’univers avant le Big-bang, ce dernier résumé dans la théorie du Big-bang s’oppose à la conception du photon statique. La mécanique universelle n’admet pas qu’il y’a eu lieu un Big-bang mais un ordre qui permet l’expansion de l’univers.

    Après la chute du champs basal ou le niveau énergétique basal où régner la matière basale à quelque 1/ 10²* ²° secondes après T= 0 seconde, toute la matière basale évoluait vers une matière réactionnelle. Durant cette phase (après la chute du champ basal et la réapparition du champ basal) l’univers était sombre et froid, les premières particules simples tel que l’électron, le proton, le positron, le neutron et d’autres sont synthétisées dans le noir et le froid. Durant cette phase d’évolution, le photon se présente sous deux formes ou deux états physiques.

    - Une forme statique libre

    - Une forme statique dépendante

    Lorsque nous parlons du photon statique libre il faut expliquer que cette forme intéresse le plan linéaire car sur le plan ponctuel le photon n’est pas statique et lorsque nous parlons du photon statique dépendant signifie que le photon est lier à un champ basal statique sans prendre compte du plan angulaire. Pour mieux me comprendre en deux mots simples : durant cette phase d’évolution le photon existe mais la lumière est absente.

    La réapparition du champ basal permet la disparition progressive du photon statique libre dans une partie de l’univers où régner un champ infra basal et la disparition totale de touts les photons statique libres dans l’autre partie de l’univers où régner un champ basal car ce dernier est un moteur d’accélération pour touts les photons statiques libres- et la lumière fut !?-

    Aujourd’hui, le photon se présente sous deux états physiques, l’état que nous connaissons tous, l’autre état c’est la forme statique dépendante ou lier à un champ basal statique qui représente plus de 99,99 de l’ensemble total des photons. Selon la mécanique universelle la quantité de la lumière augmente de plus en plus et la quantité des photons statiques dépendants diminue de plus en plus.

    Selon la physique actuelle l’univers se refroidit avec l’expansion, c’est certain, selon la mécanique universelle, après l’expansion limite, le réchauffement de l’univers augmente pour atteindre un seuil stable, car la discontinuité du système physique limitante est toujours dynamique- vibrante- . »

    Par : Ali Boutabene Abderrahmane

  14. La notion du photon statique est une notion propre à la mécanique universelle, pour l’ensemble des physiciens et le monde scientifique le photon se déplace à une vitesse C, car la physique actuelle ne fourni pas des bases pour cette conception de photon statique.

    La physique actuelle cherche à comprendre où à savoir l’univers avant le Big-bang, ce dernier résumé dans la théorie du Big-bang s’oppose à la conception du photon statique. La mécanique universelle n’admet pas qu’il y’a eu lieu un Big-bang mais un ordre qui permet l’expansion de l’univers.

    Après la chute du champs basal ou le niveau énergétique basal où régner la matière basale à quelque 1/ 10²* ²° secondes après T= 0 seconde, toute la matière basale évoluait vers une matière réactionnelle. Durant cette phase (après la chute du champ basal et la réapparition du champ basal) l’univers était sombre et froid, les premières particules simples tel que l’électron, le proton, le positron, le neutron et d’autres sont synthétisées dans le noir et le froid. Durant cette phase d’évolution, le photon se présente sous deux formes ou deux états physiques.

    - Une forme statique libre

    - Une forme statique dépendante

    Lorsque nous parlons du photon statique libre il faut expliquer que cette forme intéresse le plan linéaire car sur le plan ponctuel le photon n’est pas statique et lorsque nous parlons du photon statique dépendant signifie que le photon est lier à un champ basal statique sans prendre compte du plan angulaire. Pour mieux me comprendre en deux mots simples : durant cette phase d’évolution le photon existe mais la lumière est absente.

    La réapparition du champ basal permet la disparition progressive du photon statique libre dans une partie de l’univers où régner un champ infra basal et la disparition totale de touts les photons statique libres dans l’autre partie de l’univers où régner un champ basal car ce dernier est un moteur d’accélération pour touts les photons statiques libres- et la lumière fut !?-

    Aujourd’hui, le photon se présente sous deux états physiques, l’état que nous connaissons tous, l’autre état c’est la forme statique dépendante ou lier à un champ basal statique qui représente plus de 99,99 de l’ensemble total des photons. Selon la mécanique universelle la quantité de la lumière augmente de plus en plus et la quantité des photons statiques dépendants diminue de plus en plus.

    Selon la physique actuelle l’univers se refroidit avec l’expansion, c’est certain, selon la mécanique universelle, après l’expansion limite, le réchauffement de l’univers augmente pour atteindre un seuil stable, car la discontinuité du système physique limitante est toujours dynamique- vibrante- . »

    Par : Ali Boutabene Abderrahmane

  15. etc….La notion du photon statique ETC…est une notion propre à la mécanique universelle etc;;;, pour l’ensemble des physiciens et le monde scientifique le photon se déplace à une vitesse C, car la physique actuelle ne fourni pas des bases pour cette conception de photon statique.

    La physique actuelle cherche à comprendre où à savoir l’univers avant le Big-bang, ce dernier résumé dans la théorie du Big-bang s’oppose à la conception du photon statique. La mécanique universelle n’admet pas qu’il y’a eu lieu un Big-bang mais un ordre qui permet l’expansion de l’univers.

    Après la chute du champs basal ou le niveau énergétique basal où régner la matière basale à quelque 1/ 10²* ²° secondes après T= 0 seconde, toute la matière basale évoluait vers une matière réactionnelle. Durant cette phase (après la chute du champ basal et la réapparition du champ basal) l’univers était sombre et froid, les premières particules simples tel que l’électron, le proton, le positron, le neutron et d’autres sont synthétisées dans le noir et le froid. Durant cette phase d’évolution, le photon se présente sous deux formes ou deux états physiques.

    - Une forme statique libre

    - Une forme statique dépendante

    Lorsque nous parlons du photon statique libre il faut expliquer que cette forme intéresse le plan linéaire car sur le plan ponctuel le photon n’est pas statique et lorsque nous parlons du photon statique dépendant signifie que le photon est lier à un champ basal statique sans prendre compte du plan angulaire. Pour mieux me comprendre en deux mots simples : durant cette phase d’évolution le photon existe mais la lumière est absente.

    La réapparition du champ basal permet la disparition progressive du photon statique libre dans une partie de l’univers où régner un champ infra basal et la disparition totale de touts les photons statique libres dans l’autre partie de l’univers où régner un champ basal car ce dernier est un moteur d’accélération pour touts les photons statiques libres- et la lumière fut !?-

    Aujourd’hui, le photon se présente sous deux états physiques, l’état que nous connaissons tous, l’autre état c’est la forme statique dépendante ou lier à un champ basal statique qui représente plus de 99,99 de l’ensemble total des photons. Selon la mécanique universelle la quantité de la lumière augmente de plus en plus et la quantité des photons statiques dépendants diminue de plus en plus.

    Selon la physique actuelle l’univers se refroidit avec l’expansion, c’est certain, selon la mécanique universelle, après l’expansion limite, le réchauffement de l’univers augmente pour atteindre un seuil stable, car la discontinuité du système physique limitante est toujours dynamique- vibrante- . »

    Par : Ali Boutabene Abderrahmane

  16. etc…..etc…..etc……etc…..

  17. Physiologie & thérapeutique
    Thèse vétérinaire en cours
    Intitulé : Evaluation de l’effet du fipronil sur la clairance de T4 chez la brebis
    Doctorant : Sophie Corrège
    Contacts : Catherine Viguié (c.viguié@envt.fr – Tel : 05 61 19 39 13)
    Véronique Gayrard (v.gayrard@envt.fr – Tel :05 61 19 39 18)
    Nicole Hagen (n.hagen-picard@envt.fr – Tel : 05 61 19 38 61)
    Lieu de réalisation : Ecole vétérinaire de Toulouse
    Laboratoire d’accueil : ENVT UMR181
    Encadrement : C. Viguié- V. Gayrard – (ENVT)
    Dates prévues de la phase animale : janvier 2006-mars 2006
    Durée du projet : phase animale : 3 mois ; phase de laboratoire : jusqu’en septembre 2006
    Description du projet
    Objectif : Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche qui a pour objectif général de montrer l’importance de la TBG dans la pertinence des modèles animaux utilisés dans les études toxicologiques de perturbation thyroïdienne. L’objectif du projet est l’étude de l’effet du fipronil sur la clairance des hormones thyroïdiennes dans l’espèce ovine, espèce modèle pour l’homme en raison de la similitude d’expression et des caractéristiques pharmacologiques de la TBG entre les 2 espèces
    Méthodes :
    Chirurgie : Thyroïdectomie
    Traitements : Le fipronil est administré quotidiennement par intraveineuse pendant 15 jours à des brebis thyroïdectomisées (brebis traitées) à une dose qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat. Les brebis contrôles reçoivent une administration de solvant. La cinétique de décroissance temporelle des concentrations plasmatiques en thyroxine est évaluée après l’administration intraveineuse de thyroxine aux brebis thyroïdectomisées traitées au Les concentrations plasmatiques de T4 seront évaluées par dosage RIA.
    Résultats attendus : Montrer que le schéma d’exposition au fipronil qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat ne modifie pas la clairance des hormones thyroïdiennes chez la brebis , espèce qui exprime la TBG.

  18. Les soins du cheval

    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance,(…)

    S’offrir un cheval , cela représente dans un premier temps une joie immense, mais aussi un engagement sur presque trente ans avec ce nouveau compagnon. Des moments de bonheur partagés, sans oublier une attention pour chaque étape de la vie du cheval.
    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance, le Camargue est bien souvent victime de ses qualités auprès d’éleveurs peu scrupuleux. On a pu le constater cet hiver…
    Pourtant, comme n’importe quel cheval, ce dernier demande des soins réguliers tels l’entretien des sabots, une alimentation équilibrée, des vaccins, vermifuges, etc.

    Faire reconnaître le poulain Lors de l’achat d’un cheval, dans le cas où l’animal ne possède pas les papiers officiels d’un pur Camargue, il est essentiel de le faire reconnaître par un vétérinaire qui constituera une fiche signalétique, sorte de “pièce d’identité”.

    Les vaccins

    Raisonnablement on peut commencer les vaccins indispensables à partir d’un mois et demi, voire deux mois, c’est à dire au moment du sevrage.
    Un des vaccins les plus importants est celui contre le tétanos qui se pratique en deux fois, avec un premier rappel l’année suivante et par la suite une injection tous les trois ans.
    On peut également vacciner contre la grippe ou la rhino pneumonie qui sont des infections de printemps et d’été touchant davantage les chevaux vivant en écurie.
    Les vaccins sont préconisés à partir des mois de mars et d’avril.

    Les vermifuges

    Il convient de vermifuger le cheval deux fois par an, tous les six mois environ en octobre et avril. Il n’est pas rare que les laboratoires poussent les propriétaires à vermifuger plus souvent.
    Certains chevaux sont alors vermifugés tous les mois ou tous les deux mois, ce qui représente – une aberration.

    Les maladies du Camargue

    Le tétanos représente la maladie principale du fait que le cheval Camargue vit l’essentiel du temps en extérieur.
    Le Camargue est sensible à la gourme , une affection contre laquelle actuellement il n’existe pas de vaccin. La gourme, est une maladie bénigne qui affaiblit l’animal pendant quinze jours environ. Mieux vaut prendre son mal en patience et attendre la guérison avant de monter le cheval. Il est fortement déconseillé de faire travailler un cheval (même Camargue) qui est atteint par cette maladie.
    La grippe demande deux mois à deux mois et demi de guérison. Cette affection peut être dangereuse chez le cheval âgé.Elle se propage assez rapidement lors des déplacements en char, notamment au moment des concours d’abrivado et de bandido qui se déroulent en septembre octobre.

    La mélanose fait actuellement l’objet d’études car aucun vaccin réellement efficace n’a été trouvé.
    Tumeur des tissus sous-cutanés, quelquefois musculaires ou bien des viscères, cette infection touche principalement les chevaux gris clair, blancs, c’est à dire les Camargue, Barbe, Espagnol.
    Lorsque la mélanose apparaît relativement tôt, avant dix ans, certains vétérinaires essayent d’enlever les tumeurs qui demeurent en surface, dans le but de réduire la multiplication de ces dernières par la suite. Il faut prendre conscience qu’à un stade de prolifération trop avancé, on ne peut malheureusement plus rien faire contre la maladie.
    La plupart du temps, les premiers symptômes se remarquent vers l’âge de douze ans, sous forme de taches et commencent à gêner l’animal à partir de quinze – seize ans.
    Par contre, si la mélanose n’atteint pas le Camargue âgé de vingt ans, les risques de contracter la maladie par la suite sont nuls. Les rayons du soleil accélèrent le phénomène ; d’où l’intérêt de construire un abri pour le cheval.

    La castration du Camargue

    Cette opération se déroule à partir de trois ans. La période idéale se situe entre janvier et février par rapport au climat. En effet, un temps froid et sec permet une meilleure cicatrisation des plaies, environ quinze jours. Par la suite, il faut attendre trois semaines avant de monter le cheval.
    De plus en plus, les vétérinaires procèdent avec une anesthésie complète de l’animal. Cette manière de castrer représente un véritable confort pour ce dernier qui se réveille sans aucun traumatisme et avec une souffrance moindre, ce qui réduit l’amaigrissement dans les quinze jours qui suivent l’intervention. Aujourd’hui, les chevaux castrés de la sorte récupèrent complètement au bout de dix à douze jours.
    Les vétérinaires utilisent une pince qui coupe le cordon au dessus du testicule. La plaie reste ouverte faisant office de drain, un sérum antitétanique et des antibiotiques sont prescrits trois ou quatre jours après, en fonction des conditions climatiques.

    La vieillesse du cheval

    On peut dire qu’un cheval Camargue est âgé à partir de vingt-cinq ans, et dès vingt ans pour un cheval qui a travaillé toute sa vie en manade. Cette étape de la vie du cheval demande encore plus de vigilance de la part du propriétaire. Ainsi, il ne faut pas oublier de vermifuger et de vacciner le cheval.
    Si l’espérance de vie du Camargue se situe entre vingt-huit et trente ans, elle dépend surtout des soins qu’on lui aura prodigué tout au long de sa vie. En ce sens, l’entretien régulier des sabots joue un rôle important. Ce n’est pas parce qu’on ne monte plus un cheval qu’on doit délaisser les sabots, bien au contraire. Les pieds conditionnent tous les aplombs des membres.
    S’ils sont entretenus, les risques de déviation des appuis sont réduits et donc les membres seront sains. Le cheval restera droit et ne souffrira pas. C’est lorsque le cheval commence à fatiguer sur ses membres qu’il se couche plus souvent. De manière générale, il n’est pas rare que la santé du cheval commence à se dégrader à partir de cet instant. En outre, le cheval âgé doit demeurer dans son biotope habituel. Il ne faut pas rentrer à l’écurie un cheval qui a toujours vécu à l’extérieur si on veut éviter les coups de froid ainsi qu’une certaine déprime liée à la perte des repères de l’animal.
    Les premiers signes annonciateurs d’une fin de vie sont généralement les difficultés à se déplacer et un amaigrissement important. Eviter les souffrances inutiles et respecter son cheval, c’est également accepter d’euthanasier son compagnon avant les premiers froids de l’hiver.
    Au delà de la tristesse, c’est dans ces moments que l’engagement du cavalier envers son cheval prend toute sa valeur.

  19. Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Mélanome du fourreau

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanéeséquines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur derobe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette “prédisposition” raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées “mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux” ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes “classiques” rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævusmélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lentependant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficielou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.
    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profondet sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de “mélanome dermique” est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de “mélanomatose dermique” sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.
    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75(ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16(codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

  20. Gris (cheval)

    * Nom : Cheval
    * Nom latin : Equus caballus

    Races et variétés :

    * Robes des chevaux
    o Catégorie:Robe de cheval
    * Races de chevaux
    o Liste des races chevalines

    * Élevage équin

    Définitions du grisonnement

    Bien que “gris” et “robe grise” soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe “dépigmentation” ou “grisonnement” puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]

    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris

    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris “presque blanc” : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient “blanc” quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir “gris” mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.
    Aubère et rouan

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

  21. Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette “prédisposition” raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées “mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux” ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes “classiques” rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de “mélanome dermique” est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de “mélanomatose dermique” sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

  22. Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette “prédisposition” raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées “mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux” ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes “classiques” rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de “mélanome dermique” est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de “mélanomatose dermique” sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

  23. Un cheval gris ou atteint de grisonnement est, dans le domaine de l’hippologie, caractérisé par la décoloration progressive de la robe, généralement foncée, avec laquelle il est né. En effet, un cheval gris nait de couleur foncée et s’éclaircit au fil des années, jusqu’à devenir presque complètement blanc[1]. La quasi-totalité des chevaux gris ont le poil clair, la peau et les yeux très foncés[1]. Il existe plusieurs races de chevaux sélectionnés sur la robe grise, comme le Camarguais et le Lipizzan. La robe, fréquente chez le cheval, est souvent confondue avec le blanc qui est, lui, très rare.
    Sommaire
    [masquer]

    * 1 Définitions du grisonnement
    * 2 Description
    o 2.1 Les différents types de chevaux gris
    o 2.2 Confusions avec la robe grise
    + 2.2.1 Blanc
    + 2.2.2 Aubère et rouan
    o 2.3 Fréquence de la robe grise
    o 2.4 Problème lié à la robe grise
    * 3 Les races de chevaux gris

    Définitions du grisonnement

    Bien que “gris” et “robe grise” soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe “dépigmentation” ou “grisonnement” puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]
    Description
    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris
    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris “presque blanc” : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient “blanc” quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir “gris” mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

  24. 21.

    es mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:43
    22.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:44
    23.

    Un cheval gris ou atteint de grisonnement est, dans le domaine de l’hippologie, caractérisé par la décoloration progressive de la robe, généralement foncée, avec laquelle il est né. En effet, un cheval gris nait de couleur foncée et s’éclaircit au fil des années, jusqu’à devenir presque complètement blanc[1]. La quasi-totalité des chevaux gris ont le poil clair, la peau et les yeux très foncés[1]. Il existe plusieurs races de chevaux sélectionnés sur la robe grise, comme le Camarguais et le Lipizzan. La robe, fréquente chez le cheval, est souvent confondue avec le blanc qui est, lui, très rare.
    Sommaire
    [masquer]

    * 1 Définitions du grisonnement
    * 2 Description
    o 2.1 Les différents types de chevaux gris
    o 2.2 Confusions avec la robe grise
    + 2.2.1 Blanc
    + 2.2.2 Aubère et rouan
    o 2.3 Fréquence de la robe grise
    o 2.4 Problème lié à la robe grise
    * 3 Les races de chevaux gris

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]
    Description
    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris
    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    COURTEL PRICE a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:51

    Laisser un commentaire Annuler la réponse.

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Nom *

    Adresse de contact *

  25. 17.

    Physiologie & thérapeutique
    Thèse vétérinaire en cours
    Intitulé : Evaluation de l’effet du fipronil sur la clairance de T4 chez la brebis
    Doctorant : Sophie Corrège
    Contacts : Catherine Viguié (c.viguié@envt.fr – Tel : 05 61 19 39 13)
    Véronique Gayrard (v.gayrard@envt.fr – Tel :05 61 19 39 18)
    Nicole Hagen (n.hagen-picard@envt.fr – Tel : 05 61 19 38 61)
    Lieu de réalisation : Ecole vétérinaire de Toulouse
    Laboratoire d’accueil : ENVT UMR181
    Encadrement : C. Viguié- V. Gayrard – (ENVT)
    Dates prévues de la phase animale : janvier 2006-mars 2006
    Durée du projet : phase animale : 3 mois ; phase de laboratoire : jusqu’en septembre 2006
    Description du projet
    Objectif : Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche qui a pour objectif général de montrer l’importance de la TBG dans la pertinence des modèles animaux utilisés dans les études toxicologiques de perturbation thyroïdienne. L’objectif du projet est l’étude de l’effet du fipronil sur la clairance des hormones thyroïdiennes dans l’espèce ovine, espèce modèle pour l’homme en raison de la similitude d’expression et des caractéristiques pharmacologiques de la TBG entre les 2 espèces
    Méthodes :
    Chirurgie : Thyroïdectomie
    Traitements : Le fipronil est administré quotidiennement par intraveineuse pendant 15 jours à des brebis thyroïdectomisées (brebis traitées) à une dose qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat. Les brebis contrôles reçoivent une administration de solvant. La cinétique de décroissance temporelle des concentrations plasmatiques en thyroxine est évaluée après l’administration intraveineuse de thyroxine aux brebis thyroïdectomisées traitées au Les concentrations plasmatiques de T4 seront évaluées par dosage RIA.
    Résultats attendus : Montrer que le schéma d’exposition au fipronil qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat ne modifie pas la clairance des hormones thyroïdiennes chez la brebis , espèce qui exprime la TBG.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:33
    18.

    Les soins du cheval

    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance,(…)

    S’offrir un cheval , cela représente dans un premier temps une joie immense, mais aussi un engagement sur presque trente ans avec ce nouveau compagnon. Des moments de bonheur partagés, sans oublier une attention pour chaque étape de la vie du cheval.
    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance, le Camargue est bien souvent victime de ses qualités auprès d’éleveurs peu scrupuleux. On a pu le constater cet hiver…
    Pourtant, comme n’importe quel cheval, ce dernier demande des soins réguliers tels l’entretien des sabots, une alimentation équilibrée, des vaccins, vermifuges, etc.

    Faire reconnaître le poulain Lors de l’achat d’un cheval, dans le cas où l’animal ne possède pas les papiers officiels d’un pur Camargue, il est essentiel de le faire reconnaître par un vétérinaire qui constituera une fiche signalétique, sorte de « pièce d’identité ».

    Les vaccins

    Raisonnablement on peut commencer les vaccins indispensables à partir d’un mois et demi, voire deux mois, c’est à dire au moment du sevrage.
    Un des vaccins les plus importants est celui contre le tétanos qui se pratique en deux fois, avec un premier rappel l’année suivante et par la suite une injection tous les trois ans.
    On peut également vacciner contre la grippe ou la rhino pneumonie qui sont des infections de printemps et d’été touchant davantage les chevaux vivant en écurie.
    Les vaccins sont préconisés à partir des mois de mars et d’avril.

    Les vermifuges

    Il convient de vermifuger le cheval deux fois par an, tous les six mois environ en octobre et avril. Il n’est pas rare que les laboratoires poussent les propriétaires à vermifuger plus souvent.
    Certains chevaux sont alors vermifugés tous les mois ou tous les deux mois, ce qui représente – une aberration.

    Les maladies du Camargue

    Le tétanos représente la maladie principale du fait que le cheval Camargue vit l’essentiel du temps en extérieur.
    Le Camargue est sensible à la gourme , une affection contre laquelle actuellement il n’existe pas de vaccin. La gourme, est une maladie bénigne qui affaiblit l’animal pendant quinze jours environ. Mieux vaut prendre son mal en patience et attendre la guérison avant de monter le cheval. Il est fortement déconseillé de faire travailler un cheval (même Camargue) qui est atteint par cette maladie.
    La grippe demande deux mois à deux mois et demi de guérison. Cette affection peut être dangereuse chez le cheval âgé.Elle se propage assez rapidement lors des déplacements en char, notamment au moment des concours d’abrivado et de bandido qui se déroulent en septembre octobre.

    La mélanose fait actuellement l’objet d’études car aucun vaccin réellement efficace n’a été trouvé.
    Tumeur des tissus sous-cutanés, quelquefois musculaires ou bien des viscères, cette infection touche principalement les chevaux gris clair, blancs, c’est à dire les Camargue, Barbe, Espagnol.
    Lorsque la mélanose apparaît relativement tôt, avant dix ans, certains vétérinaires essayent d’enlever les tumeurs qui demeurent en surface, dans le but de réduire la multiplication de ces dernières par la suite. Il faut prendre conscience qu’à un stade de prolifération trop avancé, on ne peut malheureusement plus rien faire contre la maladie.
    La plupart du temps, les premiers symptômes se remarquent vers l’âge de douze ans, sous forme de taches et commencent à gêner l’animal à partir de quinze – seize ans.
    Par contre, si la mélanose n’atteint pas le Camargue âgé de vingt ans, les risques de contracter la maladie par la suite sont nuls. Les rayons du soleil accélèrent le phénomène ; d’où l’intérêt de construire un abri pour le cheval.

    La castration du Camargue

    Cette opération se déroule à partir de trois ans. La période idéale se situe entre janvier et février par rapport au climat. En effet, un temps froid et sec permet une meilleure cicatrisation des plaies, environ quinze jours. Par la suite, il faut attendre trois semaines avant de monter le cheval.
    De plus en plus, les vétérinaires procèdent avec une anesthésie complète de l’animal. Cette manière de castrer représente un véritable confort pour ce dernier qui se réveille sans aucun traumatisme et avec une souffrance moindre, ce qui réduit l’amaigrissement dans les quinze jours qui suivent l’intervention. Aujourd’hui, les chevaux castrés de la sorte récupèrent complètement au bout de dix à douze jours.
    Les vétérinaires utilisent une pince qui coupe le cordon au dessus du testicule. La plaie reste ouverte faisant office de drain, un sérum antitétanique et des antibiotiques sont prescrits trois ou quatre jours après, en fonction des conditions climatiques.

    La vieillesse du cheval

    On peut dire qu’un cheval Camargue est âgé à partir de vingt-cinq ans, et dès vingt ans pour un cheval qui a travaillé toute sa vie en manade. Cette étape de la vie du cheval demande encore plus de vigilance de la part du propriétaire. Ainsi, il ne faut pas oublier de vermifuger et de vacciner le cheval.
    Si l’espérance de vie du Camargue se situe entre vingt-huit et trente ans, elle dépend surtout des soins qu’on lui aura prodigué tout au long de sa vie. En ce sens, l’entretien régulier des sabots joue un rôle important. Ce n’est pas parce qu’on ne monte plus un cheval qu’on doit délaisser les sabots, bien au contraire. Les pieds conditionnent tous les aplombs des membres.
    S’ils sont entretenus, les risques de déviation des appuis sont réduits et donc les membres seront sains. Le cheval restera droit et ne souffrira pas. C’est lorsque le cheval commence à fatiguer sur ses membres qu’il se couche plus souvent. De manière générale, il n’est pas rare que la santé du cheval commence à se dégrader à partir de cet instant. En outre, le cheval âgé doit demeurer dans son biotope habituel. Il ne faut pas rentrer à l’écurie un cheval qui a toujours vécu à l’extérieur si on veut éviter les coups de froid ainsi qu’une certaine déprime liée à la perte des repères de l’animal.
    Les premiers signes annonciateurs d’une fin de vie sont généralement les difficultés à se déplacer et un amaigrissement important. Eviter les souffrances inutiles et respecter son cheval, c’est également accepter d’euthanasier son compagnon avant les premiers froids de l’hiver.
    Au delà de la tristesse, c’est dans ces moments que l’engagement du cavalier envers son cheval prend toute sa valeur.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:34
    19.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Mélanome du fourreau

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanéeséquines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur derobe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævusmélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lentependant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficielou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.
    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profondet sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.
    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75(ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16(codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:37
    20.

    Gris (cheval)

    * Nom : Cheval
    * Nom latin : Equus caballus

    Races et variétés :

    * Robes des chevaux
    o Catégorie:Robe de cheval
    * Races de chevaux
    o Liste des races chevalines

    * Élevage équin

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]

    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris

    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.
    Aubère et rouan

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:41
    21.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:43
    22.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:44
    23.

    Un cheval gris ou atteint de grisonnement est, dans le domaine de l’hippologie, caractérisé par la décoloration progressive de la robe, généralement foncée, avec laquelle il est né. En effet, un cheval gris nait de couleur foncée et s’éclaircit au fil des années, jusqu’à devenir presque complètement blanc[1]. La quasi-totalité des chevaux gris ont le poil clair, la peau et les yeux très foncés[1]. Il existe plusieurs races de chevaux sélectionnés sur la robe grise, comme le Camarguais et le Lipizzan. La robe, fréquente chez le cheval, est souvent confondue avec le blanc qui est, lui, très rare.
    Sommaire
    [masquer]

    * 1 Définitions du grisonnement
    * 2 Description
    o 2.1 Les différents types de chevaux gris
    o 2.2 Confusions avec la robe grise
    + 2.2.1 Blanc
    + 2.2.2 Aubère et rouan
    o 2.3 Fréquence de la robe grise
    o 2.4 Problème lié à la robe grise
    * 3 Les races de chevaux gris

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]
    Description
    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris
    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    COURTEL PRICE a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:51
    24.

    21.

    es mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les che

  26. 17.

    Physiologie & thérapeutique
    Thèse vétérinaire en cours
    Intitulé : Evaluation de l’effet du fipronil sur la clairance de T4 chez la brebis
    Doctorant : Sophie Corrège
    Contacts : Catherine Viguié (c.viguié@envt.fr – Tel : 05 61 19 39 13)
    Véronique Gayrard (v.gayrard@envt.fr – Tel :05 61 19 39 18)
    Nicole Hagen (n.hagen-picard@envt.fr – Tel : 05 61 19 38 61)
    Lieu de réalisation : Ecole vétérinaire de Toulouse
    Laboratoire d’accueil : ENVT UMR181
    Encadrement : C. Viguié- V. Gayrard – (ENVT)
    Dates prévues de la phase animale : janvier 2006-mars 2006
    Durée du projet : phase animale : 3 mois ; phase de laboratoire : jusqu’en septembre 2006
    Description du projet
    Objectif : Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche qui a pour objectif général de montrer l’importance de la TBG dans la pertinence des modèles animaux utilisés dans les études toxicologiques de perturbation thyroïdienne. L’objectif du projet est l’étude de l’effet du fipronil sur la clairance des hormones thyroïdiennes dans l’espèce ovine, espèce modèle pour l’homme en raison de la similitude d’expression et des caractéristiques pharmacologiques de la TBG entre les 2 espèces
    Méthodes :
    Chirurgie : Thyroïdectomie
    Traitements : Le fipronil est administré quotidiennement par intraveineuse pendant 15 jours à des brebis thyroïdectomisées (brebis traitées) à une dose qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat. Les brebis contrôles reçoivent une administration de solvant. La cinétique de décroissance temporelle des concentrations plasmatiques en thyroxine est évaluée après l’administration intraveineuse de thyroxine aux brebis thyroïdectomisées traitées au Les concentrations plasmatiques de T4 seront évaluées par dosage RIA.
    Résultats attendus : Montrer que le schéma d’exposition au fipronil qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat ne modifie pas la clairance des hormones thyroïdiennes chez la brebis , espèce qui exprime la TBG.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:33
    18.

    Les soins du cheval

    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance,(…)

    S’offrir un cheval , cela représente dans un premier temps une joie immense, mais aussi un engagement sur presque trente ans avec ce nouveau compagnon. Des moments de bonheur partagés, sans oublier une attention pour chaque étape de la vie du cheval.
    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance, le Camargue est bien souvent victime de ses qualités auprès d’éleveurs peu scrupuleux. On a pu le constater cet hiver…
    Pourtant, comme n’importe quel cheval, ce dernier demande des soins réguliers tels l’entretien des sabots, une alimentation équilibrée, des vaccins, vermifuges, etc.

    Faire reconnaître le poulain Lors de l’achat d’un cheval, dans le cas où l’animal ne possède pas les papiers officiels d’un pur Camargue, il est essentiel de le faire reconnaître par un vétérinaire qui constituera une fiche signalétique, sorte de « pièce d’identité ».

    Les vaccins

    Raisonnablement on peut commencer les vaccins indispensables à partir d’un mois et demi, voire deux mois, c’est à dire au moment du sevrage.
    Un des vaccins les plus importants est celui contre le tétanos qui se pratique en deux fois, avec un premier rappel l’année suivante et par la suite une injection tous les trois ans.
    On peut également vacciner contre la grippe ou la rhino pneumonie qui sont des infections de printemps et d’été touchant davantage les chevaux vivant en écurie.
    Les vaccins sont préconisés à partir des mois de mars et d’avril.

    Les vermifuges

    Il convient de vermifuger le cheval deux fois par an, tous les six mois environ en octobre et avril. Il n’est pas rare que les laboratoires poussent les propriétaires à vermifuger plus souvent.
    Certains chevaux sont alors vermifugés tous les mois ou tous les deux mois, ce qui représente – une aberration.

    Les maladies du Camargue

    Le tétanos représente la maladie principale du fait que le cheval Camargue vit l’essentiel du temps en extérieur.
    Le Camargue est sensible à la gourme , une affection contre laquelle actuellement il n’existe pas de vaccin. La gourme, est une maladie bénigne qui affaiblit l’animal pendant quinze jours environ. Mieux vaut prendre son mal en patience et attendre la guérison avant de monter le cheval. Il est fortement déconseillé de faire travailler un cheval (même Camargue) qui est atteint par cette maladie.
    La grippe demande deux mois à deux mois et demi de guérison. Cette affection peut être dangereuse chez le cheval âgé.Elle se propage assez rapidement lors des déplacements en char, notamment au moment des concours d’abrivado et de bandido qui se déroulent en septembre octobre.

    La mélanose fait actuellement l’objet d’études car aucun vaccin réellement efficace n’a été trouvé.
    Tumeur des tissus sous-cutanés, quelquefois musculaires ou bien des viscères, cette infection touche principalement les chevaux gris clair, blancs, c’est à dire les Camargue, Barbe, Espagnol.
    Lorsque la mélanose apparaît relativement tôt, avant dix ans, certains vétérinaires essayent d’enlever les tumeurs qui demeurent en surface, dans le but de réduire la multiplication de ces dernières par la suite. Il faut prendre conscience qu’à un stade de prolifération trop avancé, on ne peut malheureusement plus rien faire contre la maladie.
    La plupart du temps, les premiers symptômes se remarquent vers l’âge de douze ans, sous forme de taches et commencent à gêner l’animal à partir de quinze – seize ans.
    Par contre, si la mélanose n’atteint pas le Camargue âgé de vingt ans, les risques de contracter la maladie par la suite sont nuls. Les rayons du soleil accélèrent le phénomène ; d’où l’intérêt de construire un abri pour le cheval.

    La castration du Camargue

    Cette opération se déroule à partir de trois ans. La période idéale se situe entre janvier et février par rapport au climat. En effet, un temps froid et sec permet une meilleure cicatrisation des plaies, environ quinze jours. Par la suite, il faut attendre trois semaines avant de monter le cheval.
    De plus en plus, les vétérinaires procèdent avec une anesthésie complète de l’animal. Cette manière de castrer représente un véritable confort pour ce dernier qui se réveille sans aucun traumatisme et avec une souffrance moindre, ce qui réduit l’amaigrissement dans les quinze jours qui suivent l’intervention. Aujourd’hui, les chevaux castrés de la sorte récupèrent complètement au bout de dix à douze jours.
    Les vétérinaires utilisent une pince qui coupe le cordon au dessus du testicule. La plaie reste ouverte faisant office de drain, un sérum antitétanique et des antibiotiques sont prescrits trois ou quatre jours après, en fonction des conditions climatiques.

    La vieillesse du cheval

    On peut dire qu’un cheval Camargue est âgé à partir de vingt-cinq ans, et dès vingt ans pour un cheval qui a travaillé toute sa vie en manade. Cette étape de la vie du cheval demande encore plus de vigilance de la part du propriétaire. Ainsi, il ne faut pas oublier de vermifuger et de vacciner le cheval.
    Si l’espérance de vie du Camargue se situe entre vingt-huit et trente ans, elle dépend surtout des soins qu’on lui aura prodigué tout au long de sa vie. En ce sens, l’entretien régulier des sabots joue un rôle important. Ce n’est pas parce qu’on ne monte plus un cheval qu’on doit délaisser les sabots, bien au contraire. Les pieds conditionnent tous les aplombs des membres.
    S’ils sont entretenus, les risques de déviation des appuis sont réduits et donc les membres seront sains. Le cheval restera droit et ne souffrira pas. C’est lorsque le cheval commence à fatiguer sur ses membres qu’il se couche plus souvent. De manière générale, il n’est pas rare que la santé du cheval commence à se dégrader à partir de cet instant. En outre, le cheval âgé doit demeurer dans son biotope habituel. Il ne faut pas rentrer à l’écurie un cheval qui a toujours vécu à l’extérieur si on veut éviter les coups de froid ainsi qu’une certaine déprime liée à la perte des repères de l’animal.
    Les premiers signes annonciateurs d’une fin de vie sont généralement les difficultés à se déplacer et un amaigrissement important. Eviter les souffrances inutiles et respecter son cheval, c’est également accepter d’euthanasier son compagnon avant les premiers froids de l’hiver.
    Au delà de la tristesse, c’est dans ces moments que l’engagement du cavalier envers son cheval prend toute sa valeur.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:34
    19.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Mélanome du fourreau

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanéeséquines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur derobe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævusmélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lentependant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficielou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.
    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profondet sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.
    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75(ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16(codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:37
    20.

    Gris (cheval)

    * Nom : Cheval
    * Nom latin : Equus caballus

    Races et variétés :

    * Robes des chevaux
    o Catégorie:Robe de cheval
    * Races de chevaux
    o Liste des races chevalines

    * Élevage équin

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]

    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris

    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.
    Aubère et rouan

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:41
    21.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:43
    22.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:44
    23.

    Un cheval gris ou atteint de grisonnement est, dans le domaine de l’hippologie, caractérisé par la décoloration progressive de la robe, généralement foncée, avec laquelle il est né. En effet, un cheval gris nait de couleur foncée et s’éclaircit au fil des années, jusqu’à devenir presque complètement blanc[1]. La quasi-totalité des chevaux gris ont le poil clair, la peau et les yeux très foncés[1]. Il existe plusieurs races de chevaux sélectionnés sur la robe grise, comme le Camarguais et le Lipizzan. La robe, fréquente chez le cheval, est souvent confondue avec le blanc qui est, lui, très rare.
    Sommaire
    [masquer]

    * 1 Définitions du grisonnement
    * 2 Description
    o 2.1 Les différents types de chevaux gris
    o 2.2 Confusions avec la robe grise
    + 2.2.1 Blanc
    + 2.2.2 Aubère et rouan
    o 2.3 Fréquence de la robe grise
    o 2.4 Problème lié à la robe grise
    * 3 Les races de chevaux gris

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]
    Description
    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris
    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    COURTEL PRICE a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:51
    24.

    21.

    es mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les che

  27. 17.

    Physiologie & thérapeutique
    Thèse vétérinaire en cours
    Intitulé : Evaluation de l’effet du fipronil sur la clairance de T4 chez la brebis
    Doctorant : Sophie Corrège
    Contacts : Catherine Viguié (c.viguié@envt.fr – Tel : 05 61 19 39 13)
    Véronique Gayrard (v.gayrard@envt.fr – Tel :05 61 19 39 18)
    Nicole Hagen (n.hagen-picard@envt.fr – Tel : 05 61 19 38 61)
    Lieu de réalisation : Ecole vétérinaire de Toulouse
    Laboratoire d’accueil : ENVT UMR181
    Encadrement : C. Viguié- V. Gayrard – (ENVT)
    Dates prévues de la phase animale : janvier 2006-mars 2006
    Durée du projet : phase animale : 3 mois ; phase de laboratoire : jusqu’en septembre 2006
    Description du projet
    Objectif : Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche qui a pour objectif général de montrer l’importance de la TBG dans la pertinence des modèles animaux utilisés dans les études toxicologiques de perturbation thyroïdienne. L’objectif du projet est l’étude de l’effet du fipronil sur la clairance des hormones thyroïdiennes dans l’espèce ovine, espèce modèle pour l’homme en raison de la similitude d’expression et des caractéristiques pharmacologiques de la TBG entre les 2 espèces
    Méthodes :
    Chirurgie : Thyroïdectomie
    Traitements : Le fipronil est administré quotidiennement par intraveineuse pendant 15 jours à des brebis thyroïdectomisées (brebis traitées) à une dose qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat. Les brebis contrôles reçoivent une administration de solvant. La cinétique de décroissance temporelle des concentrations plasmatiques en thyroxine est évaluée après l’administration intraveineuse de thyroxine aux brebis thyroïdectomisées traitées au Les concentrations plasmatiques de T4 seront évaluées par dosage RIA.
    Résultats attendus : Montrer que le schéma d’exposition au fipronil qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat ne modifie pas la clairance des hormones thyroïdiennes chez la brebis , espèce qui exprime la TBG.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:33
    18.

    Les soins du cheval

    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance,(…)

    S’offrir un cheval , cela représente dans un premier temps une joie immense, mais aussi un engagement sur presque trente ans avec ce nouveau compagnon. Des moments de bonheur partagés, sans oublier une attention pour chaque étape de la vie du cheval.
    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance, le Camargue est bien souvent victime de ses qualités auprès d’éleveurs peu scrupuleux. On a pu le constater cet hiver…
    Pourtant, comme n’importe quel cheval, ce dernier demande des soins réguliers tels l’entretien des sabots, une alimentation équilibrée, des vaccins, vermifuges, etc.

    Faire reconnaître le poulain Lors de l’achat d’un cheval, dans le cas où l’animal ne possède pas les papiers officiels d’un pur Camargue, il est essentiel de le faire reconnaître par un vétérinaire qui constituera une fiche signalétique, sorte de « pièce d’identité ».

    Les vaccins

    Raisonnablement on peut commencer les vaccins indispensables à partir d’un mois et demi, voire deux mois, c’est à dire au moment du sevrage.
    Un des vaccins les plus importants est celui contre le tétanos qui se pratique en deux fois, avec un premier rappel l’année suivante et par la suite une injection tous les trois ans.
    On peut également vacciner contre la grippe ou la rhino pneumonie qui sont des infections de printemps et d’été touchant davantage les chevaux vivant en écurie.
    Les vaccins sont préconisés à partir des mois de mars et d’avril.

    Les vermifuges

    Il convient de vermifuger le cheval deux fois par an, tous les six mois environ en octobre et avril. Il n’est pas rare que les laboratoires poussent les propriétaires à vermifuger plus souvent.
    Certains chevaux sont alors vermifugés tous les mois ou tous les deux mois, ce qui représente – une aberration.

    Les maladies du Camargue

    Le tétanos représente la maladie principale du fait que le cheval Camargue vit l’essentiel du temps en extérieur.
    Le Camargue est sensible à la gourme , une affection contre laquelle actuellement il n’existe pas de vaccin. La gourme, est une maladie bénigne qui affaiblit l’animal pendant quinze jours environ. Mieux vaut prendre son mal en patience et attendre la guérison avant de monter le cheval. Il est fortement déconseillé de faire travailler un cheval (même Camargue) qui est atteint par cette maladie.
    La grippe demande deux mois à deux mois et demi de guérison. Cette affection peut être dangereuse chez le cheval âgé.Elle se propage assez rapidement lors des déplacements en char, notamment au moment des concours d’abrivado et de bandido qui se déroulent en septembre octobre.

    La mélanose fait actuellement l’objet d’études car aucun vaccin réellement efficace n’a été trouvé.
    Tumeur des tissus sous-cutanés, quelquefois musculaires ou bien des viscères, cette infection touche principalement les chevaux gris clair, blancs, c’est à dire les Camargue, Barbe, Espagnol.
    Lorsque la mélanose apparaît relativement tôt, avant dix ans, certains vétérinaires essayent d’enlever les tumeurs qui demeurent en surface, dans le but de réduire la multiplication de ces dernières par la suite. Il faut prendre conscience qu’à un stade de prolifération trop avancé, on ne peut malheureusement plus rien faire contre la maladie.
    La plupart du temps, les premiers symptômes se remarquent vers l’âge de douze ans, sous forme de taches et commencent à gêner l’animal à partir de quinze – seize ans.
    Par contre, si la mélanose n’atteint pas le Camargue âgé de vingt ans, les risques de contracter la maladie par la suite sont nuls. Les rayons du soleil accélèrent le phénomène ; d’où l’intérêt de construire un abri pour le cheval.

    La castration du Camargue

    Cette opération se déroule à partir de trois ans. La période idéale se situe entre janvier et février par rapport au climat. En effet, un temps froid et sec permet une meilleure cicatrisation des plaies, environ quinze jours. Par la suite, il faut attendre trois semaines avant de monter le cheval.
    De plus en plus, les vétérinaires procèdent avec une anesthésie complète de l’animal. Cette manière de castrer représente un véritable confort pour ce dernier qui se réveille sans aucun traumatisme et avec une souffrance moindre, ce qui réduit l’amaigrissement dans les quinze jours qui suivent l’intervention. Aujourd’hui, les chevaux castrés de la sorte récupèrent complètement au bout de dix à douze jours.
    Les vétérinaires utilisent une pince qui coupe le cordon au dessus du testicule. La plaie reste ouverte faisant office de drain, un sérum antitétanique et des antibiotiques sont prescrits trois ou quatre jours après, en fonction des conditions climatiques.

    La vieillesse du cheval

    On peut dire qu’un cheval Camargue est âgé à partir de vingt-cinq ans, et dès vingt ans pour un cheval qui a travaillé toute sa vie en manade. Cette étape de la vie du cheval demande encore plus de vigilance de la part du propriétaire. Ainsi, il ne faut pas oublier de vermifuger et de vacciner le cheval.
    Si l’espérance de vie du Camargue se situe entre vingt-huit et trente ans, elle dépend surtout des soins qu’on lui aura prodigué tout au long de sa vie. En ce sens, l’entretien régulier des sabots joue un rôle important. Ce n’est pas parce qu’on ne monte plus un cheval qu’on doit délaisser les sabots, bien au contraire. Les pieds conditionnent tous les aplombs des membres.
    S’ils sont entretenus, les risques de déviation des appuis sont réduits et donc les membres seront sains. Le cheval restera droit et ne souffrira pas. C’est lorsque le cheval commence à fatiguer sur ses membres qu’il se couche plus souvent. De manière générale, il n’est pas rare que la santé du cheval commence à se dégrader à partir de cet instant. En outre, le cheval âgé doit demeurer dans son biotope habituel. Il ne faut pas rentrer à l’écurie un cheval qui a toujours vécu à l’extérieur si on veut éviter les coups de froid ainsi qu’une certaine déprime liée à la perte des repères de l’animal.
    Les premiers signes annonciateurs d’une fin de vie sont généralement les difficultés à se déplacer et un amaigrissement important. Eviter les souffrances inutiles et respecter son cheval, c’est également accepter d’euthanasier son compagnon avant les premiers froids de l’hiver.
    Au delà de la tristesse, c’est dans ces moments que l’engagement du cavalier envers son cheval prend toute sa valeur.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:34
    19.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Mélanome du fourreau

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanéeséquines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur derobe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævusmélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lentependant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficielou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.
    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profondet sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.
    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75(ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16(codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:37
    20.

    Gris (cheval)

    * Nom : Cheval
    * Nom latin : Equus caballus

    Races et variétés :

    * Robes des chevaux
    o Catégorie:Robe de cheval
    * Races de chevaux
    o Liste des races chevalines

    * Élevage équin

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]

    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris

    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.
    Aubère et rouan

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:41
    21.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:43
    22.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:44
    23.

    Un cheval gris ou atteint de grisonnement est, dans le domaine de l’hippologie, caractérisé par la décoloration progressive de la robe, généralement foncée, avec laquelle il est né. En effet, un cheval gris nait de couleur foncée et s’éclaircit au fil des années, jusqu’à devenir presque complètement blanc[1]. La quasi-totalité des chevaux gris ont le poil clair, la peau et les yeux très foncés[1]. Il existe plusieurs races de chevaux sélectionnés sur la robe grise, comme le Camarguais et le Lipizzan. La robe, fréquente chez le cheval, est souvent confondue avec le blanc qui est, lui, très rare.
    Sommaire
    [masquer]

    * 1 Définitions du grisonnement
    * 2 Description
    o 2.1 Les différents types de chevaux gris
    o 2.2 Confusions avec la robe grise
    + 2.2.1 Blanc
    + 2.2.2 Aubère et rouan
    o 2.3 Fréquence de la robe grise
    o 2.4 Problème lié à la robe grise
    * 3 Les races de chevaux gris

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]
    Description
    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris
    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    COURTEL PRICE a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:51
    24.

    21.

    es mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les che

  28. 17.

    Physiologie & thérapeutique
    Thèse vétérinaire en cours
    Intitulé : Evaluation de l’effet du fipronil sur la clairance de T4 chez la brebis
    Doctorant : Sophie Corrège
    Contacts : Catherine Viguié (c.viguié@envt.fr – Tel : 05 61 19 39 13)
    Véronique Gayrard (v.gayrard@envt.fr – Tel :05 61 19 39 18)
    Nicole Hagen (n.hagen-picard@envt.fr – Tel : 05 61 19 38 61)
    Lieu de réalisation : Ecole vétérinaire de Toulouse
    Laboratoire d’accueil : ENVT UMR181
    Encadrement : C. Viguié- V. Gayrard – (ENVT)
    Dates prévues de la phase animale : janvier 2006-mars 2006
    Durée du projet : phase animale : 3 mois ; phase de laboratoire : jusqu’en septembre 2006
    Description du projet
    Objectif : Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche qui a pour objectif général de montrer l’importance de la TBG dans la pertinence des modèles animaux utilisés dans les études toxicologiques de perturbation thyroïdienne. L’objectif du projet est l’étude de l’effet du fipronil sur la clairance des hormones thyroïdiennes dans l’espèce ovine, espèce modèle pour l’homme en raison de la similitude d’expression et des caractéristiques pharmacologiques de la TBG entre les 2 espèces
    Méthodes :
    Chirurgie : Thyroïdectomie
    Traitements : Le fipronil est administré quotidiennement par intraveineuse pendant 15 jours à des brebis thyroïdectomisées (brebis traitées) à une dose qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat. Les brebis contrôles reçoivent une administration de solvant. La cinétique de décroissance temporelle des concentrations plasmatiques en thyroxine est évaluée après l’administration intraveineuse de thyroxine aux brebis thyroïdectomisées traitées au Les concentrations plasmatiques de T4 seront évaluées par dosage RIA.
    Résultats attendus : Montrer que le schéma d’exposition au fipronil qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat ne modifie pas la clairance des hormones thyroïdiennes chez la brebis , espèce qui exprime la TBG.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:33
    18.

    Les soins du cheval

    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance,(…)

    S’offrir un cheval , cela représente dans un premier temps une joie immense, mais aussi un engagement sur presque trente ans avec ce nouveau compagnon. Des moments de bonheur partagés, sans oublier une attention pour chaque étape de la vie du cheval.
    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance, le Camargue est bien souvent victime de ses qualités auprès d’éleveurs peu scrupuleux. On a pu le constater cet hiver…
    Pourtant, comme n’importe quel cheval, ce dernier demande des soins réguliers tels l’entretien des sabots, une alimentation équilibrée, des vaccins, vermifuges, etc.

    Faire reconnaître le poulain Lors de l’achat d’un cheval, dans le cas où l’animal ne possède pas les papiers officiels d’un pur Camargue, il est essentiel de le faire reconnaître par un vétérinaire qui constituera une fiche signalétique, sorte de « pièce d’identité ».

    Les vaccins

    Raisonnablement on peut commencer les vaccins indispensables à partir d’un mois et demi, voire deux mois, c’est à dire au moment du sevrage.
    Un des vaccins les plus importants est celui contre le tétanos qui se pratique en deux fois, avec un premier rappel l’année suivante et par la suite une injection tous les trois ans.
    On peut également vacciner contre la grippe ou la rhino pneumonie qui sont des infections de printemps et d’été touchant davantage les chevaux vivant en écurie.
    Les vaccins sont préconisés à partir des mois de mars et d’avril.

    Les vermifuges

    Il convient de vermifuger le cheval deux fois par an, tous les six mois environ en octobre et avril. Il n’est pas rare que les laboratoires poussent les propriétaires à vermifuger plus souvent.
    Certains chevaux sont alors vermifugés tous les mois ou tous les deux mois, ce qui représente – une aberration.

    Les maladies du Camargue

    Le tétanos représente la maladie principale du fait que le cheval Camargue vit l’essentiel du temps en extérieur.
    Le Camargue est sensible à la gourme , une affection contre laquelle actuellement il n’existe pas de vaccin. La gourme, est une maladie bénigne qui affaiblit l’animal pendant quinze jours environ. Mieux vaut prendre son mal en patience et attendre la guérison avant de monter le cheval. Il est fortement déconseillé de faire travailler un cheval (même Camargue) qui est atteint par cette maladie.
    La grippe demande deux mois à deux mois et demi de guérison. Cette affection peut être dangereuse chez le cheval âgé.Elle se propage assez rapidement lors des déplacements en char, notamment au moment des concours d’abrivado et de bandido qui se déroulent en septembre octobre.

    La mélanose fait actuellement l’objet d’études car aucun vaccin réellement efficace n’a été trouvé.
    Tumeur des tissus sous-cutanés, quelquefois musculaires ou bien des viscères, cette infection touche principalement les chevaux gris clair, blancs, c’est à dire les Camargue, Barbe, Espagnol.
    Lorsque la mélanose apparaît relativement tôt, avant dix ans, certains vétérinaires essayent d’enlever les tumeurs qui demeurent en surface, dans le but de réduire la multiplication de ces dernières par la suite. Il faut prendre conscience qu’à un stade de prolifération trop avancé, on ne peut malheureusement plus rien faire contre la maladie.
    La plupart du temps, les premiers symptômes se remarquent vers l’âge de douze ans, sous forme de taches et commencent à gêner l’animal à partir de quinze – seize ans.
    Par contre, si la mélanose n’atteint pas le Camargue âgé de vingt ans, les risques de contracter la maladie par la suite sont nuls. Les rayons du soleil accélèrent le phénomène ; d’où l’intérêt de construire un abri pour le cheval.

    La castration du Camargue

    Cette opération se déroule à partir de trois ans. La période idéale se situe entre janvier et février par rapport au climat. En effet, un temps froid et sec permet une meilleure cicatrisation des plaies, environ quinze jours. Par la suite, il faut attendre trois semaines avant de monter le cheval.
    De plus en plus, les vétérinaires procèdent avec une anesthésie complète de l’animal. Cette manière de castrer représente un véritable confort pour ce dernier qui se réveille sans aucun traumatisme et avec une souffrance moindre, ce qui réduit l’amaigrissement dans les quinze jours qui suivent l’intervention. Aujourd’hui, les chevaux castrés de la sorte récupèrent complètement au bout de dix à douze jours.
    Les vétérinaires utilisent une pince qui coupe le cordon au dessus du testicule. La plaie reste ouverte faisant office de drain, un sérum antitétanique et des antibiotiques sont prescrits trois ou quatre jours après, en fonction des conditions climatiques.

    La vieillesse du cheval

    On peut dire qu’un cheval Camargue est âgé à partir de vingt-cinq ans, et dès vingt ans pour un cheval qui a travaillé toute sa vie en manade. Cette étape de la vie du cheval demande encore plus de vigilance de la part du propriétaire. Ainsi, il ne faut pas oublier de vermifuger et de vacciner le cheval.
    Si l’espérance de vie du Camargue se situe entre vingt-huit et trente ans, elle dépend surtout des soins qu’on lui aura prodigué tout au long de sa vie. En ce sens, l’entretien régulier des sabots joue un rôle important. Ce n’est pas parce qu’on ne monte plus un cheval qu’on doit délaisser les sabots, bien au contraire. Les pieds conditionnent tous les aplombs des membres.
    S’ils sont entretenus, les risques de déviation des appuis sont réduits et donc les membres seront sains. Le cheval restera droit et ne souffrira pas. C’est lorsque le cheval commence à fatiguer sur ses membres qu’il se couche plus souvent. De manière générale, il n’est pas rare que la santé du cheval commence à se dégrader à partir de cet instant. En outre, le cheval âgé doit demeurer dans son biotope habituel. Il ne faut pas rentrer à l’écurie un cheval qui a toujours vécu à l’extérieur si on veut éviter les coups de froid ainsi qu’une certaine déprime liée à la perte des repères de l’animal.
    Les premiers signes annonciateurs d’une fin de vie sont généralement les difficultés à se déplacer et un amaigrissement important. Eviter les souffrances inutiles et respecter son cheval, c’est également accepter d’euthanasier son compagnon avant les premiers froids de l’hiver.
    Au delà de la tristesse, c’est dans ces moments que l’engagement du cavalier envers son cheval prend toute sa valeur.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:34
    19.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Mélanome du fourreau

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanéeséquines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur derobe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævusmélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lentependant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficielou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.
    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profondet sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.
    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75(ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16(codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:37
    20.

    Gris (cheval)

    * Nom : Cheval
    * Nom latin : Equus caballus

    Races et variétés :

    * Robes des chevaux
    o Catégorie:Robe de cheval
    * Races de chevaux
    o Liste des races chevalines

    * Élevage équin

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]

    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris

    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.
    Aubère et rouan

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:41
    21.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:43
    22.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:44
    23.

    Un cheval gris ou atteint de grisonnement est, dans le domaine de l’hippologie, caractérisé par la décoloration progressive de la robe, généralement foncée, avec laquelle il est né. En effet, un cheval gris nait de couleur foncée et s’éclaircit au fil des années, jusqu’à devenir presque complètement blanc[1]. La quasi-totalité des chevaux gris ont le poil clair, la peau et les yeux très foncés[1]. Il existe plusieurs races de chevaux sélectionnés sur la robe grise, comme le Camarguais et le Lipizzan. La robe, fréquente chez le cheval, est souvent confondue avec le blanc qui est, lui, très rare.
    Sommaire
    [masquer]

    * 1 Définitions du grisonnement
    * 2 Description
    o 2.1 Les différents types de chevaux gris
    o 2.2 Confusions avec la robe grise
    + 2.2.1 Blanc
    + 2.2.2 Aubère et rouan
    o 2.3 Fréquence de la robe grise
    o 2.4 Problème lié à la robe grise
    * 3 Les races de chevaux gris

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]
    Description
    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris
    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    COURTEL PRICE a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:51
    24.

    21.

    es mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les che

  29. 17.

    Physiologie & thérapeutique
    Thèse vétérinaire en cours
    Intitulé : Evaluation de l’effet du fipronil sur la clairance de T4 chez la brebis
    Doctorant : Sophie Corrège
    Contacts : Catherine Viguié (c.viguié@envt.fr – Tel : 05 61 19 39 13)
    Véronique Gayrard (v.gayrard@envt.fr – Tel :05 61 19 39 18)
    Nicole Hagen (n.hagen-picard@envt.fr – Tel : 05 61 19 38 61)
    Lieu de réalisation : Ecole vétérinaire de Toulouse
    Laboratoire d’accueil : ENVT UMR181
    Encadrement : C. Viguié- V. Gayrard – (ENVT)
    Dates prévues de la phase animale : janvier 2006-mars 2006
    Durée du projet : phase animale : 3 mois ; phase de laboratoire : jusqu’en septembre 2006
    Description du projet
    Objectif : Ce projet s’inscrit dans un programme de recherche qui a pour objectif général de montrer l’importance de la TBG dans la pertinence des modèles animaux utilisés dans les études toxicologiques de perturbation thyroïdienne. L’objectif du projet est l’étude de l’effet du fipronil sur la clairance des hormones thyroïdiennes dans l’espèce ovine, espèce modèle pour l’homme en raison de la similitude d’expression et des caractéristiques pharmacologiques de la TBG entre les 2 espèces
    Méthodes :
    Chirurgie : Thyroïdectomie
    Traitements : Le fipronil est administré quotidiennement par intraveineuse pendant 15 jours à des brebis thyroïdectomisées (brebis traitées) à une dose qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat. Les brebis contrôles reçoivent une administration de solvant. La cinétique de décroissance temporelle des concentrations plasmatiques en thyroxine est évaluée après l’administration intraveineuse de thyroxine aux brebis thyroïdectomisées traitées au Les concentrations plasmatiques de T4 seront évaluées par dosage RIA.
    Résultats attendus : Montrer que le schéma d’exposition au fipronil qui permet d’obtenir chez la brebis les concentrations plasmatiques en fipronil associées à une perturbation de la fonction thyroïdienne chez le rat ne modifie pas la clairance des hormones thyroïdiennes chez la brebis , espèce qui exprime la TBG.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:33
    18.

    Les soins du cheval

    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance,(…)

    S’offrir un cheval , cela représente dans un premier temps une joie immense, mais aussi un engagement sur presque trente ans avec ce nouveau compagnon. Des moments de bonheur partagés, sans oublier une attention pour chaque étape de la vie du cheval.
    Très prisé pour sa rusticité et sa résistance, le Camargue est bien souvent victime de ses qualités auprès d’éleveurs peu scrupuleux. On a pu le constater cet hiver…
    Pourtant, comme n’importe quel cheval, ce dernier demande des soins réguliers tels l’entretien des sabots, une alimentation équilibrée, des vaccins, vermifuges, etc.

    Faire reconnaître le poulain Lors de l’achat d’un cheval, dans le cas où l’animal ne possède pas les papiers officiels d’un pur Camargue, il est essentiel de le faire reconnaître par un vétérinaire qui constituera une fiche signalétique, sorte de « pièce d’identité ».

    Les vaccins

    Raisonnablement on peut commencer les vaccins indispensables à partir d’un mois et demi, voire deux mois, c’est à dire au moment du sevrage.
    Un des vaccins les plus importants est celui contre le tétanos qui se pratique en deux fois, avec un premier rappel l’année suivante et par la suite une injection tous les trois ans.
    On peut également vacciner contre la grippe ou la rhino pneumonie qui sont des infections de printemps et d’été touchant davantage les chevaux vivant en écurie.
    Les vaccins sont préconisés à partir des mois de mars et d’avril.

    Les vermifuges

    Il convient de vermifuger le cheval deux fois par an, tous les six mois environ en octobre et avril. Il n’est pas rare que les laboratoires poussent les propriétaires à vermifuger plus souvent.
    Certains chevaux sont alors vermifugés tous les mois ou tous les deux mois, ce qui représente – une aberration.

    Les maladies du Camargue

    Le tétanos représente la maladie principale du fait que le cheval Camargue vit l’essentiel du temps en extérieur.
    Le Camargue est sensible à la gourme , une affection contre laquelle actuellement il n’existe pas de vaccin. La gourme, est une maladie bénigne qui affaiblit l’animal pendant quinze jours environ. Mieux vaut prendre son mal en patience et attendre la guérison avant de monter le cheval. Il est fortement déconseillé de faire travailler un cheval (même Camargue) qui est atteint par cette maladie.
    La grippe demande deux mois à deux mois et demi de guérison. Cette affection peut être dangereuse chez le cheval âgé.Elle se propage assez rapidement lors des déplacements en char, notamment au moment des concours d’abrivado et de bandido qui se déroulent en septembre octobre.

    La mélanose fait actuellement l’objet d’études car aucun vaccin réellement efficace n’a été trouvé.
    Tumeur des tissus sous-cutanés, quelquefois musculaires ou bien des viscères, cette infection touche principalement les chevaux gris clair, blancs, c’est à dire les Camargue, Barbe, Espagnol.
    Lorsque la mélanose apparaît relativement tôt, avant dix ans, certains vétérinaires essayent d’enlever les tumeurs qui demeurent en surface, dans le but de réduire la multiplication de ces dernières par la suite. Il faut prendre conscience qu’à un stade de prolifération trop avancé, on ne peut malheureusement plus rien faire contre la maladie.
    La plupart du temps, les premiers symptômes se remarquent vers l’âge de douze ans, sous forme de taches et commencent à gêner l’animal à partir de quinze – seize ans.
    Par contre, si la mélanose n’atteint pas le Camargue âgé de vingt ans, les risques de contracter la maladie par la suite sont nuls. Les rayons du soleil accélèrent le phénomène ; d’où l’intérêt de construire un abri pour le cheval.

    La castration du Camargue

    Cette opération se déroule à partir de trois ans. La période idéale se situe entre janvier et février par rapport au climat. En effet, un temps froid et sec permet une meilleure cicatrisation des plaies, environ quinze jours. Par la suite, il faut attendre trois semaines avant de monter le cheval.
    De plus en plus, les vétérinaires procèdent avec une anesthésie complète de l’animal. Cette manière de castrer représente un véritable confort pour ce dernier qui se réveille sans aucun traumatisme et avec une souffrance moindre, ce qui réduit l’amaigrissement dans les quinze jours qui suivent l’intervention. Aujourd’hui, les chevaux castrés de la sorte récupèrent complètement au bout de dix à douze jours.
    Les vétérinaires utilisent une pince qui coupe le cordon au dessus du testicule. La plaie reste ouverte faisant office de drain, un sérum antitétanique et des antibiotiques sont prescrits trois ou quatre jours après, en fonction des conditions climatiques.

    La vieillesse du cheval

    On peut dire qu’un cheval Camargue est âgé à partir de vingt-cinq ans, et dès vingt ans pour un cheval qui a travaillé toute sa vie en manade. Cette étape de la vie du cheval demande encore plus de vigilance de la part du propriétaire. Ainsi, il ne faut pas oublier de vermifuger et de vacciner le cheval.
    Si l’espérance de vie du Camargue se situe entre vingt-huit et trente ans, elle dépend surtout des soins qu’on lui aura prodigué tout au long de sa vie. En ce sens, l’entretien régulier des sabots joue un rôle important. Ce n’est pas parce qu’on ne monte plus un cheval qu’on doit délaisser les sabots, bien au contraire. Les pieds conditionnent tous les aplombs des membres.
    S’ils sont entretenus, les risques de déviation des appuis sont réduits et donc les membres seront sains. Le cheval restera droit et ne souffrira pas. C’est lorsque le cheval commence à fatiguer sur ses membres qu’il se couche plus souvent. De manière générale, il n’est pas rare que la santé du cheval commence à se dégrader à partir de cet instant. En outre, le cheval âgé doit demeurer dans son biotope habituel. Il ne faut pas rentrer à l’écurie un cheval qui a toujours vécu à l’extérieur si on veut éviter les coups de froid ainsi qu’une certaine déprime liée à la perte des repères de l’animal.
    Les premiers signes annonciateurs d’une fin de vie sont généralement les difficultés à se déplacer et un amaigrissement important. Eviter les souffrances inutiles et respecter son cheval, c’est également accepter d’euthanasier son compagnon avant les premiers froids de l’hiver.
    Au delà de la tristesse, c’est dans ces moments que l’engagement du cavalier envers son cheval prend toute sa valeur.

    REYMON DURIN a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:34
    19.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Mélanome du fourreau

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanéeséquines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur derobe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævusmélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lentependant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficielou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.
    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profondet sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.
    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75(ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16(codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:37
    20.

    Gris (cheval)

    * Nom : Cheval
    * Nom latin : Equus caballus

    Races et variétés :

    * Robes des chevaux
    o Catégorie:Robe de cheval
    * Races de chevaux
    o Liste des races chevalines

    * Élevage équin

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]

    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris

    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.
    Aubère et rouan

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    PAULINE DUCROC a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:41
    21.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:43
    22.

    Les mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les chevaux gris et blancs. Certaines races semblent particulièrement prédisposées : Chevaux arabes, camarguais, pur-sang et percherons. Récemment, une étude épidémiologique effectuée parmi les chevaux camarguais chiffrait l’incidence de ces tumeurs dans cette race à 34,4%. Mais cette « prédisposition » raciale peut simplement être le reflet du plus grand nombre de chevaux gris dans l’effectif de ces races. Les chevaux gris pommelés qui se dépigmentent progressivement avec l’âge sont particulièrement prédisposés au développement de ces tumeurs.

    Chez les chevaux camarguais, ces tumeurs apparaissent, en moyenne, à un âge compris entre 5 et 9 ans. Dans cette race la prévalence est de 67% après 15 ans. Au moins 80% des vieux chevaux gris présentent des tumeurs des mélanocytes.

    Le sexe ne semble pas intervenir dans la prédisposition, mâles et femelles sont touchés de la même façon.

    Les localisations les plus communes et les plus typiques de ces tumeurs sont la face ventrale de la queue (94% des cas chez le cheval camarguais), le périnée (43%) et les organes génitaux externes. Ces sites sont des lieux le plus souvent non exposés aux rayons du soleil. Il ne semble donc pas que l’exposition solaire soit un facteur de risque aux mélanomes chez le Cheval. Seule la faible pigmentation de la peau paraît être un facteur de risque.

    Moins fréquentes sont les localisations sur les lèvres, les glandes salivaires parotides, les membres, le cou, le chignon, les paupières, les oreilles, ainsi que les localisations internes, viscérales.

    Alors que l’on considérait que ces tumeurs étaient rares chez les chevaux de moins de 6 ans, des observations récentes ont démontré qu’elles pouvaient survenir chez des animaux plus jeunes, mais en des localisations inhabituelles, autres que le périnée ou le tractus génital externe. Elles se développent sur les membres, l’encolure et la tête. Ces tumeurs sont originales et sont nommées « mélanocytomes congénitaux ou acquis des jeunes chevaux » ou encore, en référence avec les mélanocytomes humains, nævi mélanocytiques. Contrairement aux tumeurs des mélanocytes « classiques » rencontrées chez les chevaux âgés gris, les nævi mélanocytiques surviennent chez de jeunes chevaux et chez des poulains, gris et non gris. Ils sont plutôt isolés, discrets. Dans une étude pour laquelle ces nævi représentent environ la moitié des tumeurs des mélanocytes observées, les chevaux de race arabe semblent particulièrement prédisposés. Dans cette étude seul 1 nævus mélanocytaire sur 29 semble manifester une tendance à la malignité, ce qui tendrait à prouver que ce type de tumeur demeure généralement bénin. Il est également suggéré que ces nævi puissent représenter une forme congénitale de tumeurs.

    Les tumeurs des mélanocytes sont généralement fermes, lisses, uniques ou multiples. Uniques, elles sont généralement non ulcérées, discrètes, ce sont des nodules hémisphériques. Multiples, leur nombre forme une masse coalescente sous cutanée donnant à la peau une apparence bosselée, pavimenteuse, elles se présentent dans ce cas sous forme de larges plaques infiltrantes. Dans certains cas on observe la combinaison des deux types : nodules et plaques. Parfois, plus rarement, ces tumeurs sont plutôt pédiculées ou ont une apparence verruqueuse. La peau surmontant la tumeur est poilue ou alopécique. Cette peau est généralement hyperpigmentée, cependant dans certains cas elle est dépigmentée, ce qui nécessite alors un diagnostic histologique.

    Les tumeurs les plus petites ont un diamètre de moins de 1 cm, les plus grosses peuvent avoir plus de 20 cm de diamètre. La taille et le nombre de tumeurs sont significativement corrélés à l’âge de l’animal.

    Les petites tumeurs ne causent généralement pas de symptômes, ni de problèmes aux différentes fonctions de l’animal. Elles se manifestent sous l’aspect de discrètes macules noires dans le derme. Les grosses tumeurs qui sont facilement traumatisées, s’ulcèrent et ont donc tendance à saigner fréquemment. Ces grosses tumeurs peuvent éventuellement provoquer des obstructions du sphincter anal, du pénis et du prépuce ou de la commissure vulvaire occasionnant des ténesmes, de la dysurie, des difficultés de saillie et de parturition. Les tumeurs apparaissant sur le dos ou la tête peuvent s’ulcérer plus facilement et entraver l’utilisation du cheval en gênant le passage de sangle, de bride ou la pose de la selle.

    Classiquement, la croissance des tumeurs des mélanocytes équins est définie par trois modes : une croissance lente, sur de nombreuses années (jusqu’à 20 ans), sans métastases; une croissance lente, sur plusieurs années, suivie par une croissance soudainement rapide et une transformation maligne ; une croissance rapide et maligne d’emblée.

    La plupart des ces tumeurs ont donc, au début, une croissance lente pendant de nombreuses années. Environ 95% de ces tumeurs sont bénignes lors de leur découverte. Cependant, les tumeurs rencontrées chez les chevaux non gris ont plus souvent, semble-t-il, une évolution vers la malignité. En fait, il apparaît qu’en fin de compte, avec l’âge, la majorité de ces tumeurs devient maligne (66%).

    Lorsque la transformation maligne survient, la propagation de la tumeur se fait par translocation, par voie lymphatique, sanguine ou par l’association de ces différentes voies. L’invasion des organes internes par ces tumeurs est habituellement rapidement fatale. Les tumeurs périnéales et vulvaires métastasent généralement d’abord dans les nœuds lymphatiques sacrés, puis dans les nœuds iliaques internes et ensuite dans la rate, le foie, les poumons et la surface de la séreuse de la cavité péritonéale. Les tumeurs survenant dans les nœuds lymphatiques parotidiens envahissent souvent les glandes salivaires parotides, elles sont alors détectées par l’examen endoscopique des poches gutturales. Les tumeurs se développant sur les membres provoquent de graves destructions locales de tissus et des boiteries, elles peuvent s’étendre éventuellement aux poumons et au foie. Les nerfs périphériques et la moelle épinière peuvent être également lésés par la transformation maligne de ces tumeurs.

    Cette transformation maligne est-elle plus fréquente chez les chevaux gris que chez les animaux d’une autre robe ? Ceci n’a jamais été démontré. En fait, avec le temps, les mélanoblastes hyperplasiés subissent habituellement une transformation maligne, mais cette transformation demande généralement plus de 20 ans. On remarque que l’apparition de ces tumeurs chez les chevaux gris est souvent précédée de vitiligo.

    Les tumeurs des mélanocytes sont décrites comme étant des mélanomes, des mélanocytomes, des mélanomes bénins ou des mélanomes malins. En effet, il est difficile de déterminer le potentiel de malignité de la plupart des tumeurs des mélanocytes sur le simple et seul examen histopathologique. Les tumeurs des mélanocytes du Cheval semblent avoir des caractéristiques phénotypiques différentes de celles du Chien, du Chat et de l’Homme, particulièrement en ce qui concerne l’activité proliférative des tumeurs bénignes. Ainsi, les marqueurs employés chez ces espèces pour prédire l’évolution clinique de ces néoplasies n’ont pas de valeur pour l’espèce équine.

    Le diagnostic clinique de ces tumeurs est relativement simple, il est fondé sur l’apparence physique de la néoplasie. Pour le diagnostic histologique, une classification a été proposée par Valentine en 1995 :

    * Les nævi mélanocytiques ou mélanocytomes. Ce sont des tumeurs caractérisées par leur localisation dans le derme superficiel ou à la jonction dermo-épidermique. L’invasion épidermique n’est pas rare. La structure cellulaire de cette tumeur comprend des îlots distincts de cellules tumorales relativement grandes, fréquemment légèrement à moyennement plésiomorphes, épithélioïdes à fusiformes avec de l’euchromatine nucléaire, elles sont parfois binucléées, elles peuvent présenter des mitoses. Objectivement, ces nævi ont des caractères histopathologiques qui les identifient à des tumeurs malignes, c’est à dire aux mélanomes malins anaplastiques. La différenciation se fait sur l’anamnèse : ces derniers sont observés chez chevaux âgés alors que les nævi sont notés chez les jeunes chevaux. Ces nævi sont rarement malins bien que le caractère invasif de ces tumeurs ne soit pas rare.

    * Les mélanomes dermiques ou mélanomatose dermique. Ces tumeurs sont situées dans le derme profond et sont caractérisées par des cellules tumorales petites, homogènes, toutes semblables, rondes ou dendritiques avec de la chromatine condensée et une pigmentation cytoplasmique intense. Aucune mitose n’est observée. Le terme de « mélanome dermique » est employé lorsque seules une ou deux tumeurs isolées sont présentes, tandis que celui de « mélanomatose dermique » sera préféré lorsque plusieurs tumeurs se rassembleront en une masse. Les deux entités sont histologiquement identiques. La mélanomatose dermique s’observe toujours aux localisations classiques et tend à n’affecter que des chevaux de plus de 10 ans (moyenne d’âge des chevaux atteints : 18 ans). Cette néoplasie a un fort taux de métastases. Elle a tendance à récidiver après exérèse.

    * Les mélanomes malins anaplastiques. Ces tumeurs sont constituées de cellules épithélioïdes extrêmement plésiomorphes, elles envahissent les cellules épithéliales, elles sont peu pigmentées et présentent de nombreuses mitoses. Elles affectent des chevaux âgés, de plus de 20 ans, qui ne sont pas obligatoirement gris. Rares, ces tumeurs ont des métastases agressives qui se disséminent peu de temps après le diagnostic.

    Une étude histologique de ces tumeurs à leur stade débutant révèle que la formation de ces tumeurs et leur mélanogenèse a lieu en relation étroite avec les glandes sudoripares apocrines, mais non à la jonction dermo-épidermique. De gros nodules tumoraux sont souvent formés de dépôts concentriques de couches cellulaires, chacun étant séparé par des composants dermiques de l’épiderme. Du fait de cette absence de tropisme vis à vis de l’épiderme et de la multilocalisation, les mélanomes équins peuvent être considérer comme étant différents, pour leurs caractéristiques histopathologiques, des mélanomes humains.

    La pathogénie n’est pas connue. On pense qu’il s’agit, chez les vieux chevaux gris, d’une perturbation du métabolisme de la mélanine liée à la formation de nouveaux mélanoblastes ou à l’accroissement de l’activité des mélanoblastes existants, il en résulterait une surproduction locale et focale de pigment dans le derme.

    Par ailleurs, aucun changement quantitatif de l’ADN, ni aucune mutation de p53 ne semble intervenir dans la genèse de ces tumeurs.

    Une enquête familiale récente (St. Rieder et coll., 2000), a démontré que l’apparition de ces tumeurs impliquait un effet génétique important. Dans des prélèvements de tumeurs cette étude a trouvé des niveaux d’expression des ARNm de Pmel17/gp100 et de TYP1/gp75 (ce sont deux loci exprimés spécifiquement dans le mélanocyte), élevés, alors que ces niveaux sont normaux dans la peau d’un cheval non gris et bas dans celle d’un cheval gris. Ces deux loci joueraient donc un rôle dans le grisonnement du Cheval. Un rôle possible du locus Cdkn2a/p16 (codant pour un inhibiteur du cycle cellulaire) a été envisagé dans la prédisposition des chevaux au mélanome, mais jusqu’à présent aucune mutation n’a été trouvée dans la séquence de ce locus.

    ROGER SANTON a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:44
    23.

    Un cheval gris ou atteint de grisonnement est, dans le domaine de l’hippologie, caractérisé par la décoloration progressive de la robe, généralement foncée, avec laquelle il est né. En effet, un cheval gris nait de couleur foncée et s’éclaircit au fil des années, jusqu’à devenir presque complètement blanc[1]. La quasi-totalité des chevaux gris ont le poil clair, la peau et les yeux très foncés[1]. Il existe plusieurs races de chevaux sélectionnés sur la robe grise, comme le Camarguais et le Lipizzan. La robe, fréquente chez le cheval, est souvent confondue avec le blanc qui est, lui, très rare.
    Sommaire
    [masquer]

    * 1 Définitions du grisonnement
    * 2 Description
    o 2.1 Les différents types de chevaux gris
    o 2.2 Confusions avec la robe grise
    + 2.2.1 Blanc
    + 2.2.2 Aubère et rouan
    o 2.3 Fréquence de la robe grise
    o 2.4 Problème lié à la robe grise
    * 3 Les races de chevaux gris

    Définitions du grisonnement

    Bien que « gris » et « robe grise » soit le mot que l’on trouve dans les manuels et les descriptions officielles, il serait plus correct scientifiquement d’appeler cette robe « dépigmentation » ou « grisonnement » puisque le cheval nait foncé et s’éclaircit progressivement. Le gène responsable de la dépigmentation, noté (G), est un gène dominant sur celui de la couleur de base qui en sera affectée[2]. Un cheval n’a donc besoin que d’une copie de l’allèle gris pour présenter un grisonnement. Un cheval homozygote présentant le gène du grisonnement en double exemplaire (GG) ne donnera naissance qu’à des poulains gris. Un cheval hétérozygote présentant le gène du grisonnement en unique exemplaire donnera naissance à 50% de poulains gris[2]. Cela rend la robe très simple à sélectionner. Le gène du grisonnement peut être détecté via un test spécifique[2]. Il n’affecte pas la couleur des yeux ni celle de la peau, la plupart des chevaux gris ont la peau et les yeux sombres[1]
    Description
    Cette jument grise a donné naissance a un poulain foncé. Les poils blancs autour du museau et des yeux du poulain confirment qu’il deviendra gris comme sa mère.

    Un poulain qui deviendra gris peut naître avec n’importe quelle robe de base, généralement noire, baie ou alezane. Au fur et à mesure qu’il vieillit, des poils blancs remplacent les poils colorés composant la robe avec laquelle le poulain est né. Le poulain va donc s’éclaircir de plus en plus au cours du temps, jusqu’à devenir parfois presque complètement blanc.[1]. Les premiers signes du grisonnement apparaissent sur des chevaux très jeunes, parfois dès la naissance et généralement vers l’âge d’un an. Les premiers poils blancs apparaissent sur la tête, au niveau du museau et des yeux, puis ils gagnent les flancs et, progressivement, le corps entier au fur et à mesure que le cheval vieillit. Le cheval passe par des nuances de gris connues sous le nom de gris fer et gris pommelé, jusqu’à devenir d’apparence complètement blanc ou gris truité[1]. Les crins s’éclairsissent en dernier. De jeunes chevaux en cours de grisonnement sont parfois classés par erreur comme des rouan ou des aubères. A noter que si l’on regarde les poils d’un cheval gris, chaque poil est individuellement blanc, noir ou dans les teintes du bai et de l’alezan, mais pas gris. C’est leur mélange qui donne au cheval une apparence grise. Le grisonnement peut être plus ou moins rapide selon le cheval et la race concernée, et n’est donc pas un indicateur fiable de l’âge du cheval. Cependant, un très jeune cheval ne présentera jamais une robe d’apparence blanche à moins d’être un véritable cheval blanc, et un cheval âge de plus de 10 ans est habituellement d’apparence blanche ou gris truité. Attention à ne pas confondre le grisonnement avec quelques les poils et crins blancs qui apparaissent chez les chevaux âgés (vers 20 ans), et qui sont, eux, liés au vieillissement.
    Les différents types de chevaux gris
    * Gris fer : Cette robe foncée est typique des jeunes chevaux qui commencent à grisonner, les premiers poils blancs apparaissent autour du museau, des yeux et sur les flancs.
    * Gris pommelé : De grosses taches blanches apparaissent sur un fond de robe gris plus foncé.
    * Gris truité : De petites taches foncées apparaissent sur le pelage blanc.
    * Gris « presque blanc » : Le grisonnement peut atteindre la totalité du pelage du cheval, auquel cas les poils sont entièrement blanc pur. La peau sous le pelage reste foncée, ce qui atteste que le cheval a bien grisonné au cours du temps.

    Ce poulain né d’une jument grise va probablement s’éclaircir avec l’âge.

    Ce jeune cheval barbe gris fer commence tout juste à grisonner.

    Un jeune pur-sang arabe gris fer.

    Un Mangalarga gris pommelé.

    La peau située sous les marques blanches de ce cheval arabe gris est rose. Partout ailleurs, elle est foncée.

    La robe de ce cheval espagnol est presque blanche. Les crins s’éclaircissent en dernier.

    Cheval arabe gris truité.

    Bien qu’il paraisse blanc, ce pur-sang arabe est bien un gris : sa peau est foncée.
    Confusions avec la robe grise

    Certains propriétaires de chevaux ignorant l’action du grisonnement sont surprit de découvrir que le cheval pommelé qu’ils ont acheté devient « blanc » quelques années plus tard. Quelquefois, les cavaliers qui voyagent avec un cheval devenu presque blanc peuvent avoir des problèmes avec les autorités administratives qui ne connaissent pas l’hippologie, comme les policiers ou les gardes municipaux, surpris de voir « gris » mentionné sur les papiers d’un cheval alors que celui-ci leur apparaît blanc. La confusion entre les chevaux gris et le blanc est en effet très fréquente. Un cheval gris a cependant toujours une peau foncée et des yeux sombres, sauf sous ses marques blanches qui sont présentes dès la naissance. C’est la seule différence physique notable entre un cheval gris au pelage blanc et un cheval blanc. Les chevaux blancs naissent déjà tout blancs, ils ont toujours la peau rose et peuvent présenter des yeux bleus.

    Les jeunes chevaux en train de grisonner sont parfois confondus avec des aubères et des rouans quand leurs crins présentent un mélange de couleur. Cependant, les chevaux aubères et rouan gardent généralement la tête foncée alors que les poils blancs sont répartis sur les flancs et la croupe, et de plus, ils ne changent jamais de couleur au cours de leur vie.

    Ce New Forest n’est pas un gris mais un noir rouanné : Sa tête est noire et il ne change pas de couleur au cours de sa vie

    La peau rose de ce cheval indique qu’il s’agit d’un vrai cheval blanc
    Fréquence de la robe grise
    On trouve des chevaux gris dans la majorité des races, en particulier celles qui descendent du Pure race espagnole, du Lusitanien et du Pur-sang arabe. Les races présentant le grisonnement incluent aussi le Pur Sang bien que ce soit plus rare. Deux races sont presque exclusivement sélectionnées sur la robe grise : le Camargue, où un cheval non gris est exclu du livre de la race, et le Lipizzan, dont les éleveurs gardent traditionnellement un étalon noir au sein de la race. Certaines races sont également réputées pour présenter souvent cette robe, comme le Pur-sang arabe, le Shagya, le Percheron, le Boulonnais (pour qui cette couleur fut privilégiée car les chevaux clairs se voyaient mieux la nuit), le Pure race espagnole, le Lusitanien et le Welsh. Il semble qu’une forme de sélection des chevaux gris ait été mise en place car les nobles voyaient leur prestige rehaussé par le fait de monter un cheval d’apparence blanche[3]. Tous les Pur Sang gris descendraient d’un étalon arabe gris nommé Alcock’s Arabian, né en 1700[4] La robe grise concerne environ 3% des Pur Sang[5].

    La robe grise est interdite chez certaines races comme l’Appaloosa, le Paint Horse, le frison, le mérens et le Minorquin, qui sont toutes sélectionnées sur d’autres couleurs de robes.

    COURTEL PRICE a dit ceci sur 3 février 2011 à 11:51
    24.

    21.

    es mélanomes équins

    (Tumeurs des mélanocytes)

    Les tumeurs des mélanocytes sont communes et facilement identifiées par le praticien vétérinaire. Elles représentent entre 4 et 15% des tumeurs cutanées équines. Mais l’incidence réelle de ces tumeurs n’est pas connue ; souvent, en effet, la confirmation histologique du diagnostic n’est pas faite lors des études épidémiologiques ; le diagnostic n’étant, du fait de sa simplicité apparente, que clinique. Il semblerait que l’on observe, aux Etats-Unis, une augmentation parallèle du nombre des mélanomes cutanés humains et des tumeurs des mélanocytes des chevaux.

    Ces tumeurs des mélanocytes surviennent à un endroit quelconque du corps, elles s’observent chez le Cheval comme chez la Mule, quelle que soit leur couleur de robe. Elles sont cependant plus fréquentes chez les che

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.